(Lancer Yann Tiersen)
Dans un quartier calme dans la ville de Silver-Waterfall, dans une
simple et jolie maison, vivait un homme de 38 ans, Jonathan Bellet,
et son fils de bientôt 17 ans, Tristan. Dans cette maison, se
trouvait une pièce sans fenêtres, une pièce décorée façon
renaissance, avec un papier peint motif baroque rouge-bordeaux, un
sol en bois foncé ou posaient quelques tapis, un grand miroir avec
un cadre noir, un imposant piano à queue noir de grande marque, un
mur d’étagères remplis de livres des plus grands écrivains
européens tels que Baudelaire, Goethe ou Shakespeare, un secrétaire
en bois foncé laqué avec un ordinateur très high-tech dessus et un
siège en chêne et en velours violet, dans le coin se trouvait un
grand lit en bois massif foncé avec des draps prunes et crème en
lin. Au milieu de la pièce était suspendu un petit lustre en
argent, et ça et là était disposés quelques lampes dont une à coté
du lit, une lampe à pied entre le secrétaire et le piano et une
espèce de lampe halogène en face du lit, à coté d’une
penderie débordant de vêtements en tout genre cachée par un rideau.
Il y avait deux portes en bois, une pour mener à la salle de bain,
l’autre ouvrant sur l’escalier menant au niveau au
dessus. Tout laissait à croire qu’une gothique vivait dans
cette pièce, ou alors qu’un fétichiste pervers séquestrait
des jeunes filles prêtes à être violée dans cette chambre si
lugubre.
Et bien non. Ici, une jeune fille passait ses journées et ses
nuits. Non, elle n’était pas gothique, non, elle
n’était pas séquestrée, elle vivait, tout simplement. Elle
jouait du piano. Divinement bien, il faut l’avouer. A chaque
fausse note, elle recommençait la mélodie depuis le début. Cette
jeune fille portait une robe style XVIIIème siècle. Non, je vous
rassure, nous sommes bien au XXIème siècle. Cette fille a une
histoire hors du commun que nous allons vous
raconter…
La robe dont je parle est celle de Christina Ricci dans Sleepy
Hollow que vous pouvez voir ici
* * *
(Lancer John Murphy, conseil : lire très
lentement)
C’était un beau mercredi de février, je devais attendre mon
père à coté de son lieu de travail pour rentrer avec lui. Il
était midi 23, plus que sept minutes et il sortira en courant à
moitié pour rejoindre la voiture. J’étais assise sur un banc,
un cache-nez recouvrant la moitié de mon visage, et ma frange
cachant mon front et presque mes yeux. J’aime bien la frange
dans les yeux, une façon d’observer sans être observé. Mais
j’étais observée, je ne le savais pas. Je me contentais
d’écouter une chanson de Blink 182 en fredonnant le refrain
et en regardant les gens passer dans la rue. Un homme me
photographiait. Dès que je tournais la tête pour remettre ma frange
en place, il prenait un cliché de mon visage. Au moment où je me
passionnai pour un pigeon qui essayait de manger une grosse miette
de pain, l’homme en profita pour s’approcher de moi par
derrière, avec un mouchoir imbibé de formol. Au moment où il pencha
ma tête en arrière pour m’endormir, une ombre noir se jeta
sur lui, lui assigna un coup de poing au visage et
m’emporta… Et là, ce fut le trou
noir…
En effet, un deuxième homme avait repéré le type louche,
“Jack Scarred”, et arriva à temps pour la sauver
d’un kidnapping. Il emmena June chez lui dans
l’intention de la protéger car il savait à qui elle avait à
faire. Celui qui l’avait endormi était en fait un violeur
vicieux et sadique recherché depuis des années par la police. Si
personne n’aurait intervenu à temps, June aurait été violée
et mutilée, puis tuée, poignardée a plusieurs reprise dans
l’abdomen.
Le sauveur de notre June, n’était autre que Jo Bellet, celui
à qui appartient la maison (ou plutôt la cave) décrite au début. Jo
était un ancien inspecteur de police, licencié pour avoir laissé
s’échapper le violeur qui a tenté de kidnapper June. Etant
entrainé pour observer et déceler les criminels, la découverte de
Jack rodant autour de la jeune fille était un jeu d’enfant
pour lui. Le sauvetage de la demoiselle et la découverte donc, de
la nouvelle proie de Jack ne peut que encourager son supérieur à le
réengager et lui redonner l’affaire.
Il ramena donc June chez lui, la portant jusqu’à la chambre
du sous sol. En plus d’être la seule chambre libre, elle est
au sous sol ce qui permet de cacher quelqu’un comme June qui
est recherchée par un violeur. Jo posa la jeune fille sur le grand
lit, lui enleva ses chaussures, la plaça sous les draps de lin et
s’assis sur le siège en chêne en attendant qu’elle se
réveille…